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Entrevue avec Sophie Nélisse

CrĂ©dit photo : Unifrance

Entrevue avec l’actrice Sophie NĂ©lisse pour la sortie du film Whiste (Sifflet maudit).

Sophie NĂ©lisse est rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public grĂące au film Monsieur Lazhar (2011), rĂ©alisĂ© par Philippe Falardeau, rĂŽle qui lui vaut le prix GĂ©nie de la meilleure actrice dans un second rĂŽle, le prix Jutra de la meilleure actrice de soutien ainsi que le prix de la meilleure actrice dans un second rĂŽle aux Canadian Screen Awards. En 2014, elle tient le rĂŽle principal du drame historique The Book Thief (La Voleuse de livres), pour lequel elle est rĂ©compensĂ©e par de nombreux prix, lançant ainsi sa carriĂšre internationale. Au cinĂ©ma, elle tourne notamment pour LĂ©a Pool (Et au pire, on se mariera, 2017), Louise Archambault (La Promesse d’IrĂ©na, 2023) et ChloĂ© Robichaud (Deux femmes en or, 2025). Depuis 2021, elle fait partie de la tĂ©lĂ©sĂ©rie amĂ©ricaine Ă  succĂšs Yellowjackets, en plus d’avoir participĂ© rĂ©cemment au phĂ©nomĂšne canadien Heated Rivalry. Dans le film d’horreur Whistle (Sifflet maudit), la comĂ©dienne incarne Ellie, une Ă©tudiante qui dĂ©couvre avec ses amis un artefact aztĂšque oubliĂ©, capable d’invoquer leurs morts futures afin de les traquer.

Êtes-vous une amatrice de films d’horreur ?

Pas vraiment (rires). J’en regardais plus jeune au cinĂ©ma pour le thrill, afin de vivre des Ă©motions fortes, mais ce n’est pas un genre que j’affectionne particuliĂšrement. Par contre, si des amis m’en recommandent un, je vais le regarder.

Pourquoi avoir acceptĂ© ce projet ?

J’ai eu envie de le faire parce que le scĂ©nario avait un cĂŽtĂ© poĂ©tique dans la maniĂšre dont il abordait le concept de la mort. Je voulais aussi repousser mes limites, me sortir de ma zone de confort.

Comment s’est dĂ©roulĂ©e ta rencontre avec ta covedette, Dafne Keen (la mutante X-23 dans l’univers des films Marvel) ?

TrĂšs bien ! Je pense que ça a cliquĂ© rapidement entre nous deux. Nous partageons un mĂȘme sens de l’humour et on apportait un peu de lĂ©gĂšretĂ© entre les scĂšnes intenses. Je crois que notre complicitĂ© est sincĂšre. En fait, Dafne et moi Ă©tions aussi trĂšs proches d’Ali Skovbye, qui incarne Grace. AprĂšs le tournage, nous sommes d’ailleurs parties toutes les trois en voyage ensemble.

« J’ai eu envie de faire le film parce que le scĂ©nario avait un cĂŽtĂ© poĂ©tique dans la maniĂšre dont il abordait le concept de la mort. Je voulais aussi repousser mes limites, me sortir de ma zone de confort. »

Quelle scĂšne Ă©tait la plus intense Ă  tourner ?

La sĂ©quence finale. Il y avait plein de petits moments clĂ©s. Il faisait froid sur le lieu de tournage, j’étais pieds nus et couverte de faux sang. On avait commencĂ© Ă  tourner trĂšs tĂŽt le matin et on n’avait aucun rĂ©pit. C’était autant exigeant physiquement que mentalement.

Pour les besoins de cette scĂšne d’horreur, les effets Ă©taient-ils pratiques sur le plateau ?

C’était un mĂ©lange des deux. Le comĂ©dien portait une prothĂšse afin de pouvoir jouer les Ă©motions, puis des effets numĂ©riques ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s par la suite pour accentuer le visuel. Je ne m’habitue jamais Ă  voir tout ce travail accompli par des artistes aussi talentueux. Ils sont ingĂ©nieux ! Je ne sais pas comment ils font pour penser Ă  tous ces dĂ©tails. Ça me fascine vraiment.

Quelle est la clĂ© pour produire un bon cri de film d’horreur ?

Ça doit ĂȘtre tribal (rires) ! Ça doit venir du plus profond de soi, mais ça ne me vient pas facilement. J’ai tendance Ă  perdre la voix rapidement. Je peux faire deux ou trois prises maximum (rires).

Vous avez 25 ans et vous jouez encore une adolescente dans le film. Est-ce que ce type de rîle vous lasse parfois ?

Pas du tout (rires). Ce sont souvent des rĂŽles denses et complexes, dans lesquels les personnages vivent des Ă©motions irrationnelles. Puis, je me dis que lorsque je serai plus vieille, je vais regretter de ne plus jouer des rĂŽles de jeunes (rires). Donc, j’en profite ! |

Le film d’horreur Whistle (Sifflet maudit) est prĂ©sentement Ă  l’affiche.