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Entrevue avec Ian Tuason, Nina Kiri et Adam DiMarco

Image tirée du tournage du film Undertone (2026)

Entrevue avec le cinéaste Ian Tuason et les comédiens Nina Kiri et Adam DiMarco pour la sortie du film Undertone.

Ian, comment l’histoire s’est-elle construite ?

Ian : Tout a commencĂ© par des recherches. Je me suis plongĂ© dans les creepypastas en ligne et dans diffĂ©rentes lĂ©gendes. L’idĂ©e de dĂ©part Ă©tait celle de deux podcasteurs qui enquĂȘtent sur quelque chose sur quoi ils ne devraient pas se pencher. Et Ă  partir de lĂ , tout a pris de l’ampleur.

Quel a Ă©tĂ© le plus grand dĂ©fi pour vous en rĂ©alisant ce film ?

Ian : Trouver l’argent pour le faire (rires). À un moment donnĂ©, j’ai abandonnĂ© l’idĂ©e d’attendre et j’ai vidĂ© mes Ă©conomies pour produire le film moi-mĂȘme. Mais quand les gens ont appris que je le finançais de ma poche, ils ont tous eu la peur de manquer quelque chose (rires). Ils se sont dit : « OK, finalement, on va t’aider Ă  le financer. » Parfois, il faut leur montrer un peu d’engagement. Quand ils voient que vous allez vraiment le faire, ils se disent que ça doit ĂȘtre bon. Alors ils s’y intĂ©ressent. En somme, il faut miser sur soi-mĂȘme pour que les autres finissent par miser sur vous.

Nina, qu’est-ce qui vous a attirĂ©e dans le rĂŽle d’Evy ?

Nina : J’ai commencĂ© Ă  lire le scĂ©nario et je n’arrivais plus Ă  m’arrĂȘter. Il est tellement bon. À un moment donnĂ©, j’étais seule dans mon appartement un vendredi soir et je me suis mise Ă  devenir vraiment paranoĂŻaque et claustrophobe (rires). Le lendemain matin, j’ai rencontrĂ© Ian. Il parlait de ses expĂ©riences, notamment de la culpabilitĂ© catholique et de la culpabilitĂ© parentale. Ça m’a semblĂ© trĂšs fondamental et trĂšs rĂ©el. J’ai tout de suite senti qu’il avait une Ăąme trĂšs pure. Ian Ă©tait vraiment cool lorsque nous avons discutĂ©, et j’étais trĂšs emballĂ©e. AprĂšs notre rencontre, j’ai mĂȘme envoyĂ© des messages Ă  quelques personnes pour leur dire : « Je suis tellement excitĂ©e, ils sont tellement cool ! » (rires). Avec un film d’horreur, on ne sait jamais vraiment dans quoi on s’embarque. Si on ne se sent pas en sĂ©curitĂ© sur un plateau, on ne peut pas aller aussi loin Ă©motionnellement. Mais avec un scĂ©nario aussi solide et une Ă©quipe qui inspire confiance, je savais que je pouvais me lancer dans quelque chose d’intense.

« J’ai commencĂ© Ă  lire le scĂ©nario et je n’arrivais plus Ă  m’arrĂȘter. Il est tellement bon. À un moment donnĂ©, seule dans mon appartement un vendredi soir, je me suis mise Ă  devenir vraiment paranoĂŻaque et claustrophobe. »

— Nina Kiri

Nina, votre personnage est presque toujours seule Ă  l’écran, mais vous interagissez avec Justin en lui parlant sans le voir. Comment les scĂšnes ont-elles Ă©tĂ© tournĂ©es ? Adam DiMarco Ă©tait-il sur le plateau avec vous ou entendiez-vous ses rĂ©pliques dans des Ă©couteurs ?

Nina : Au dĂ©but, c’était un acteur qui Ă©tait Ă  l’étage et il me donnait les rĂ©pliques en direct. Il a finalement jouĂ© Darren, le petit ami. Par la suite, ç’a Ă©tĂ© autour d’Adam. Quand il est arrivĂ© pour renforcer la relation entre Evy et Justin, ça a rendu les Ă©changes beaucoup plus rĂ©els et plus touchants. C’était vraiment utile de les avoir en personne.

Adam, comment s’est dĂ©roulĂ©e votre expĂ©rience sur ce film ?

Adam : HonnĂȘtement, c’était un projet de rĂȘve. Je suis arrivĂ© vers la fin du tournage. En marchant vers la maison, je pensais que l’ambiance serait sombre ou un peu inquiĂ©tante, comme dans une maison de film d’horreur. Mais pas du tout. Nina et Ian avaient créé sur le plateau une Ă©nergie trĂšs lĂ©gĂšre, ludique et protectrice. Je me suis beaucoup amusĂ©. Je me sentais trĂšs libre lĂ -haut, dans la chambre d’adolescent d’Ian. Le scĂ©nario Ă©tait trĂšs crĂ©atif et c’était un dĂ©fi amusant de construire un personnage uniquement Ă  partir de la voix.

Comment est Ian comme rĂ©alisateur ? Est-ce qu’il vous laissait jouer dans son carrĂ© de sable ou savait-il trĂšs prĂ©cisĂ©ment ce qu’il veut ?

Adam : C’est une bonne mĂ©taphore, celle du carrĂ© de sable ! Ian crĂ©e un espace oĂč les acteurs peuvent jouer librement. Et peut-ĂȘtre qu’il cache aussi quelques surprises qu’on ne remarque pas forcĂ©ment tout de suite.

Ian : J’ai effectivement glissĂ© beaucoup d’Easter eggs dans le film (rires). Il y a des objets qui disparaissent quand on revient dans certains espaces alors qu’ils ne devraient pas avoir disparu. Je pense que les internautes de Reddit vont bien s’amuser lorsqu’ils sortiront leurs loupes pour analyser le film image par image (rires).

Et enfin, pour Nina : quel est le secret d’un bon cri dans un film d’horreur ?

Ian : C’était un excellent cri, Ă  la fin !

Adam : Oui, je l’adore.

Nina : Je pense qu’il faut simplement ĂȘtre ouverte et ne pas avoir peur d’en faire trop. Parfois, j’ai une personnalitĂ© trĂšs expressive et je dois la contenir (rires). Mais pour ce genre de scĂšne, il faut faire un bon Ă©chauffement vocal et sentir qu’on peut vraiment se lancer, que tout le monde est prĂȘt Ă  entendre un cri qui vient du fond des tripes. Et je crois que c’est ce qui fonctionne le mieux. |

Le suspense d’horreur Undertone est prĂ©sentement Ă  l’affiche.