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Entrevue avec Magalie Lépine-Blondeau et Jonathan Cohen

Image tirĂ©e du film L’Âme idĂ©ale (2026)

Entrevue avec les acteurs Magalie LĂ©pine-Blondeau et Jonathan Cohen pour la sortie du film L’Âme idĂ©ale.

L’Âme idĂ©ale est le premier long mĂ©trage de la scĂ©nariste et actrice Alice Vial. CoĂ©crite avec Jean-Toussaint Bernard, la comĂ©die fantastique rĂ©unit Jonathan Cohen et Magalie LĂ©pine-Blondeau. Cette derniĂšre incarne Elsa, une mĂ©decin travaillant dans un service de soins palliatifs et dotĂ©e du don de voir certains morts et de communiquer avec eux.

Jonathan, vous ĂȘtes l’un des coproducteurs du film. Qu’est-ce que ce projet possĂ©dait qui vous a convaincu de vous impliquer au-delĂ  du simple fait de jouer ?

Jonathan : Ce que je recherchais dans ce projet, c’était de l’originalitĂ©. Je trouvais que la proposition Ă©tait originale pour une comĂ©die romantique, qu’elle nous amenait ailleurs que le simple cadre du genre, et qu’elle abordait de nombreux sujets Ă  travers des questions existentielles. J’aime bien quand les films dĂ©passent un peu les cases dans lesquelles on peut les mettre.

Lors de mon entretien avec Alice Vial, elle a mentionné que Magalie avait été choisie un peu par hasard, lors de deux rencontres impromptues.

Jonathan : C’est-Ă -dire qu’on Ă©tait justement Ă  la recherche du personnage et qu’il y a eu cette chance de la vie : je rencontre Magalie lors d’un dĂźner, alors qu’Alice l’avait croisĂ©e un jour avant ou un jour aprĂšs dans un cafĂ©. Et tous les deux, on Ă©tait fans de Simple comme Sylvain et on s’est dit : mais elle serait incroyable dans le rĂŽle d’Elsa. Et surtout, on a eu la chance qu’elle dise oui (rires) !

« Parmi les mythes rĂ©pandus, il y a celui selon lequel les stars françaises seraient chiantes (rires). Mais j’ai travaillĂ© avec des gens infiniment gentils, compĂ©tents et travaillants. »

— Magalie LĂ©pine-Blondeau

Magalie, qu’est-ce qui vous intĂ©ressait dans le rĂŽle ?

Magalie : Le projet me plaisait beaucoup. Je pense que je cherchais quelque chose que je n’arrivais pas encore Ă  nommer. Mais dans le fait de s’expatrier, il y a aussi un dĂ©sir de refaire une famille. Je voulais travailler avec des gens avec qui je partageais le mĂȘme ADN artistique et humain, et j’ai trouvĂ© ça chez Alice et Jonathan. Le projet me plaisait parce que le scĂ©nario Ă©tait original ; Ă  la lecture, je ne savais pas oĂč il m’emmenait. Il posait des questions profondes, existentielles, flirtait avec plusieurs genres et faisait cĂŽtoyer des Ă©motions et des Ă©tats situĂ©s Ă  des pĂŽles opposĂ©s. Et puis, le fait de faire un premier film – puisque c’est le premier long mĂ©trage de notre rĂ©alisatrice – nous donne une certaine responsabilité : c’est comme la naissance d’un crĂ©ateur. Enfin, le fait de travailler avec Jonathan m’emballait Ă©normĂ©ment.

Comme comĂ©diens, quelle scĂšne vous a posĂ© un dĂ©fi ?

Magalie : Ce n’est pas forcĂ©ment celle Ă  laquelle on s’attend. Le dĂ©fi, c’était surtout de rester sur cette ligne oĂč l’on ne franchit jamais complĂštement un genre ou un autre.

Jonathan : Oui, rester au bon endroit par rapport Ă  ce que raconte le film. Pour moi, les scĂšnes les plus difficiles sont celles oĂč je ne suis pas avec Magalie. Bizarrement, ce sont les scĂšnes en solo, notamment quand je me rends compte que je n’existe plus et que je rĂ©alise ce vertige-lĂ . Tu es face Ă  toi-mĂȘme, et c’est quelque chose qu’il faut jouer. Mais dĂšs qu’on Ă©tait ensemble, il y avait une vraie fluiditĂ©. On Ă©tait heureux de traverser toutes ces scĂšnes, que ce soit de la comĂ©die ou du drame, peu importe les registres du film. Avec Magalie, c’était cool (rires).

Jonathan, dans vos derniĂšres performances, vous versez davantage dans le drame. On pense notamment Ă  Ma mĂšre, Dieu et Sylvie Vartan. Est-ce une volontĂ© consciente de changer une image plus associĂ©e Ă  la comĂ©die pure ?

Jonathan : J’ai le dĂ©sir d’aller dans des zones que je n’ai pas encore eu l’occasion de montrer ou d’explorer. Ça m’intĂ©resse parce que j’ai 45 ans maintenant et que j’ai encore envie de dĂ©couvrir plein de choses dans ce mĂ©tier, de me surprendre et d’ĂȘtre dans des films que j’aime, puisque j’aime le cinĂ©ma dans toute son entiĂšretĂ©.

« J’ai le dĂ©sir d’aller dans des zones que je n’ai pas encore eu l’occasion de montrer ou d’explorer. Ça m’intĂ©resse parce que j’ai 45 ans et que j’ai envie de continuer Ă  me surprendre dans ce mĂ©tier. »

— Jonathan Cohen

Magalie, il s’agit d’une premiĂšre expĂ©rience de tournage en France. Quelle a Ă©tĂ© la plus grande surprise, ou peut-ĂȘtre le plus grand mythe qui ne s’est pas avĂ©ré ?

Magalie : Parmi les mythes rĂ©pandus, il y a celui selon lequel les stars françaises seraient chiantes (rires). Or, j’ai travaillĂ© avec des gens infiniment gentils, compĂ©tents et travaillants. Jonathan et moi avons la mĂȘme façon d’aborder le jeu, la mĂȘme vision du travail et de la rigueur. C’est aussi sa production qui a mis ce film en branle, et tout dĂ©coule un peu de lĂ . Je trouve que ce projet et moi, on s’est bien choisis : j’avais l’impression d’ĂȘtre en terrain connu, non pas au sens d’ĂȘtre dans mes vieilles chaussettes, mais je ne me sentais pas dĂ©paysĂ©e, du moins dans le travail.

Quelle scĂšne entre vous deux a Ă©tĂ© la plus agrĂ©able Ă  tourner ?

Jonathan : Il y en a beaucoup, Patrick (rires) ! On a quand mĂȘme eu cette chance de rire Ă©normĂ©ment ensemble. On riait tout le temps, pendant tout le tournage. Mais s’il fallait en choisir une, je dirais le mariage Ă  la mairie. C’était une trĂšs belle journĂ©e : c’était beau et on a beaucoup ri !

Magalie : C’était une belle scĂšne et l’ambiance Ă©tait vraiment agrĂ©able. Et c’est vrai qu’on rigolait du matin au soir. Il n’y a pas eu un matin oĂč je n’avais pas hĂąte de me lever.

Jonathan : On a eu cette chance – et ce n’est pas toujours le cas sur un tournage – que toute l’équipe s’entende aussi bien. Tout le monde Ă©tait touchĂ© par le sujet et avait Ă  cƓur de le raconter. Il y avait une forme d’émulation, une joie d’ĂȘtre ensemble, qui a fait que ce tournage n’était pas comme les autres. |

La comĂ©die fantastique L’Âme idĂ©ale est prĂ©sentement Ă  l’affiche.